©V.Meigné

En mai 2020, après moults recherches pour trouver un nouveau nid, le collectif atterrit, au sortir du premier confinement, au 35 cours caffarelli, dans un hangar totalement vide, qui abritait autrefois le SERTIM, une entreprise de chaudronnerie-tuyauterie. Derrière la façade, 2000 m² de béton, d’hydrocarbures, de murs délabrés, de déchets divers, et un grand espace extérieur attenant de 1000 m².

S’ensuit près d’un mois de nettoyage, de litres de javel, de gants, de sueur, de poussière…

Fin juin, après 3 jours de déménagement qui ont su mobiliser quelques 80 bénévoles sans qui rien n’eut été possible, le collectif entame la reconstruction pas à pas de son outil de travail, ce lieu mutualisé, pour accueillir tou.te.s les bazarnaomien.ne.s.

De nombreuses personnes, débutantes comme expérimentées, sont venues prêter main forte. D’autres personnes, voir même des structures, ont fait don de matériaux divers et variés, d’anciennes pièces de décor de théâtre, de vieilles serres, de fenêtres…

L’esthétique du lieu est le reflet d’une identité urbaine, éclectique et mixte

Ainsi, à force de créativité, de réutilisation, de réemploi, de recyclage et d’huile de coude, le collectif est en train de bâtir cette nouvelle base qu’est le B3 selon les plans d’une ville imaginaire qui n’existerait qu’au cinéma ou dans des rêves sans limite.

L’esthétique du lieu est le reflet d’une identité urbaine, éclectique et mixte. L’architecture des différents espaces, leur agencement et leurs liaisons sont pensés pour créer un lieu unique et chaleureux, dans lequel on se plaît à flâner. Ouvrage sans fin, les espaces naissent presqu’au jour le jour, en fonction des idées, compétences, envies de chacun, réinventant le lieu de semaine en semaine.

©V.Méigné

Derrière chaque porte, au bout de chaque couloir, se cachent des espaces de travail pour les membres du collectif, des espaces permettant d’accueillir des résidences artistiques pluridisciplinaires, des outils techniques et administratifs…